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La science de la religion Accueil

La science de la religion ne s’apprend pas en lisant des livres

L’apprentissage de la science de la religion n’a pas lieu par la lecture des livres, car il se peut qu’il y ait dans ces livres que les gens lisent des insinuations tendancieuses et des calomnies à l’encontre de la religion. Il se peut également que les gens en comprennent quelque chose qui contredit ce qu’elle était chez les gens du Salaf ou du Khalaf qui l’ont transmise de la communauté, chaque génération transmettant de la génération précédente, ce qui conduirait donc à une adoration corrompue. Il se peut encore que les gens tombent dans l’assimilation de Allāh à Ses créatures, qu’ils Lui donnent des équivalents, qu’ils tombent dans la mécréance et l’égarement. Concernant tout cela, ce n’est pas la voie d’apprentissage que les gens du salaf et du khalaf ont empruntée. Le ḥâfiḍh Abôu Bakr Al-KhaTîb Al-Baghdâdiyy, un des plus grands spécialistes de la transmission du ḥadīth a dit: « La science ne se prend que de la bouche des savants (al-`oulamâ’) ». Ainsi le livre peut être un support d’apprentissage et de révision par transmission orale auprès de gens dignes de confiance ayant la connaissance, mais ne suffit pas pour apprendre la religion par la simple lecture.

Il est par conséquent indispensable de faire l’apprentissage des choses de la religion auprès d’un connaisseur fiable qui a pris lui-même d’une personne fiable et ainsi de suite jusqu’aux compagnons. Ainsi tous les vrais savants de l’Islam ont une chaîne de transmission qui remonte jusqu’au prophète Mouḥammad ṣalla l-Lâhou `alayhi wa sallam.

Allāh ta`ālā dit dans le Qour’ân honoré:

﴿ فَاسْأَلُوا أَهْلَ الذِّكْرِ‌ إِن كُنتُمْ لَا تَعْلَمُونَ ﴾

ce qui signifie: « Demandez aux gens de la connaissance si vous ne savez pas »,

[sôurat al-’anbiyâ’ ’âyah 7 et sourat an-naḥl ’âyah 43]

Certains gens du Salaf ont dit: « Celui qui prend le ḥadīth des livres on l’appelle « bouquineur » (ṣaḥafiyy) et celui qui prend le Qour’ân du Mouṣḥaf on l’appelle « coraniste » (Mouṣḥaf) et on ne l’appelle pas récitant (qâri’) ».

Le Messager de Allāh, ṣalla l-Lâhou `alayhi wa sallam a dit :

« مَنْ يُرِد اللهُ به خَيْرًا يُفَقِّهْهُ في الدِّينِ إِنمَّا العِلْمُ بالتَّعَلُّمِ والْفِقْهُ بالتَّفَقُّهِ »

ce qui signifie: « Celui pour qui Allāh veut le bien, Il lui facilite l’apprentissage de la religion certes la science de la religion s’acquiert par transmission orale »,

[rapporté par Al-Boukhâriyy].

Mouslim a rapporté dans son ṣaḥīḥ, Introduction, démonstration que la transmission par chaîne de transmission orale fait partie de la religion, que l’on ne retient les versions que des gens fiables, que dire du mal des rapporteurs par ce qui est véritablement en eux est licite et que c’est de surcroît un devoir, ceci ne constitue pas une médisance interdite et encore moins un détournement de la sainte Charî`ah. Il a donc rapporté de Ibnou Sîrîn qu’il a dit: « Certes cette science est la science de la religion, faites donc particulièrement attention de qui vous prenez votre religion ».

Si l’on entend d’un savant une parole divergeant de la religion, il incombe donc à celui qui l’a entendue de l’avertir au sujet de son erreur s’il a l’assurance que cela ne va pas entraîner un mal supérieur. Et certes Allāh ta`ālā dit :

﴿ كُنتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ تَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَتَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنكَرِ وَتُؤْمِنُونَ بِاللهِ ﴾

ce qui signifie: « Vous êtes la meilleure communauté qui ait été amenée à émerger pour les gens, vous ordonnez le bien et vous interdisez le mal, et vous croyez en Allāh »,

[sôurate ’Ali `Imrân / 110].

Allāh tabâraka wa ta`ālā a donc fait l’éloge de la communauté de Mouḥammad par cette caractéristique. Ainsi, le savant, le pieux, celui qui conseille les gens, celui qui aime sa religion, qui a des scrupules et qui craint Allāh, s’il se trompe et qu’on lui montre son erreur même devant les gens en assemblée, il revient sur son erreur et en donne l’explication aux gens.

La science et l’apprentissage de la science de la religion sont les meilleures choses auxquelles on puisse consacrer le plus précieux de son temps. En effet, la voie saine pour se préserver soi-même ainsi que sa famille du châtiment de l’enfer passe par l’apprentissage des choses de la religion, c’est-à-dire apprendre ce que Allāh a rendu obligatoire d’apprendre et éviter ce que Allāh nous a ordonné d’éviter.

Allāh tabaraka wa ta`ālā dit:

﴿ يَرْفَعِ اللهُ الَّذِينَ آمَنُوا مِنكُمْ وَالَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ دَرَجَاتٍ ﴾

ce qui signifie: « Allāh élève en degré ceux d’entre vous qui ont cru et qui ont acquis la connaissance »,

[sôurate Al-Moujādilah / 11].

Allāh dit aussi:

﴿ وَقُل رَّ‌بِّ زِدْنِي عِلْمًا ﴾

ce qui signifie: « Dis Seigneur augmente ma connaissance »,

[sôurate Tâhâ / 114].

L’esclave de Allāh ne peut être vertueux qu’avec la science jointe à la pratique, c’est-à-dire en apprenant les choses de la religion puis en mettant en pratique sur lui-même ce qu’il a appris. Celui donc qui a appris et a œuvré conformément à ce qu’il a appris, celui-là est la personne qui sait comment orienter son cœur et ses organes dans l’obéissance à Allāh. C’est ainsi que le musulman parvient aux qualités de grand mérite. Il se sert alors de son ouïe dans le but de recevoir la science par transmission orale et il se sert de sa langue pour la révision de cette science et aussi pour transmettre ce qu’il a appris.

En effet, le Prophète ṣalla l-Lâhou `alayhi wa sallam a dit :

« بَلِّغوا عَنِّي وَلَوْ ءَايَةً »

ce qui signifie: « Transmettez de moi ne serait-ce qu’une ‘âyah »,

[rapporté par Al-Boukhâriyy].

Et il a dit:

« خَيْرُ النَّاسِ مَنْ تَعَلَّمَ وعَلَّّمَ » رواه البَيهَقِيُّ

ce qui signifie: « Le meilleur d’entre les gens, est celui qui a appris et qui a enseigné »

rapporté par Al-Bayhaqiyy.

De plus, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

« لا يشبعُ مؤمنٌ مِنْ خيرٍ حتى يكونَ مُنتهاهُ الجنّة »

ce qui signifie: « le croyant ne se rassasie pas d’un bien jusqu’à ce que sa fin soit le paradis »,

[rapporté par at-tirmîdhiyy].

Le compagnon `Aliyy Ibnou Abī Ṭālib a dit : Les gens sont de trois catégories :

- un savant éducateur ;

- ⁠un étudiant en voie d'apprentissage sur un chemin de sauvegarde ;

- ⁠et une population de gens incultes qui suivent tout braillard et penchent au moindre courant d'air, qui n'ont pas été éclairés par la science de la religion et n'ont aucune base solide à laquelle se référer.

Puis il a dit : La science est meilleure que les biens, la science veille sur toi tandis que les biens c'est toi qui veilles sur eux. La science s’accroît en la mettant en application, alors que les biens diminuent en les dépensant. Aimer les savants est une chose prescrite dans la religion et c’est donc une obéissance à Dieu. La science procure au savant le mérite d’obéir à Dieu pendant sa vie et d’être cité en bien après sa mort, alors que ce que les biens procurent est éphémère et disparaît avec leur déclin. Les gens avides sont comme des morts de leur vivant ; quant aux savants, leur mérite demeure à travers les époques, leurs corps ne sont plus, mais leur mémoire demeure dans les cœurs.





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Dernière mise à jour: 12.09.2026